Charte de Kibera

Campagne pour un programme mondial d’économie de la solidarité sociale, Congrès international en Afrique
Coopération Vivante et Citoyenneté Mondiale, 9-11 décembre 2018

Nous sommes les 50 jeunes et moins jeunes participants présents au camp Rowallan de Kibera, qui fait partie de la Campagne pour un curriculu global d’économie sociale et solidaire, et représentant 15 organisations sociales et 4 réseaux de 7 pays d’Afrique (Cameroun, Kenya, Tanzanie et Ouganda). d’Amérique Latine (Brésil et Chili) et d’Asie (Indonésie) se concentrant sur le sport au service du développement et de la paix; droits et autonomisation de la femme; droits de l’enfant et éducation; protection de l’environnement; autonomisation des jeunes; économie solidaire; la communication et l’éducation, désireuses de faire entendre la voix de la jeunesse africaine, avons conjointement formulé les recommandations suivantes à l’intention des organisations et mouvements sociaux du monde qui seront réunies au Forum social mondial de Barcelone 2020 sur les économies transformatrices:

En sachant que…

  1. Les jeunes africains subissent les conséquences d’un système économique pervers qui engendre la dégradation de l’environnement, le chômage, le développement du secteur informel et le manque de perspectives d’avenir;
  2. L’économie sociale et solidaire, une approche fondée sur les valeurs humaines, l’horizontalité, la coopération et le partage équitable du pouvoir et des profits, est l’alternative qui représente une opportunité pour ces jeunes. Cependant, ce concept est presque inconnu de la majorité des jeunes d’Afrique. De plus, la mentalité colonisée fait que les gens ne croient pas en leur pouvoir collectif pour changer les réalités (http://openfsm.net/projects/kenya-and-wsf/act487-kiberacongress-themgroup2);
  3. La plupart des organisations sociales, au lieu de coopérer pour résoudre les problèmes et partager les ressources, travaillent isolément et se disputent des ressources rares. De plus, le manque de coopération entre les agences éducatives (formelles, non formelles et informelles), entre les porteurs de connaissances scientifiques et ancestrales et les autres parties prenantes;
  4. Les jeunes d’aujourd’hui subiront les conséquences des politiques environnementales désastreuses de certains gouvernements corrompus et irresponsables qui vendent nos biens communs dans un but lucratif personnel;
  5. Les femmes et les jeunes constituent la majorité des employés du secteur informel imprévisible et sont accablés par les besoins économiques de la famille;
  6. Nos villes sont devenues des espaces malsains, où les droits des enfants, des jeunes, des femmes et d’autres groupes vulnérables sont systématiquement violés et exclus;
  7. Le sport n’est perçu que comme une stratégie permettant de gagner de l’argent pour quelques-uns ou comme un passe-temps. Les initiatives visant à transformer le sport en un instrument de paix, de durabilité et de développement humain en vue de la réalisation des objectifs de développement durable et de l’Agenda 2063 pour l’Afrique ne sont pas valorisées par les gouvernements.

http://openfsm.net/projects/kenya-and-wsf/act487-kiberacongress-themgroup1 

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